Une barquette végétarienne sauce nature

Le caboulot de la sérendipité est un restaurant végétarien sans tendance qui souhaite participer à la libération des corps et des esprits. Chaque jour un seul menu unique est proposé en fonction de la récolte des paysans locaux. Le caboulot s’appuie sur des procédés de fabrication simples pour rendre accessible à tous une alimentation de qualité.

Partons de notre assiette pour découvrir l’inconnu qui fourmille autour de nous

Nous vivons bien trop souvent hors-sol.
L’alimentation nous fait prendre racine.
Elle nous enracine dans un temps long si nous respectons les saisons.
Elle nous enracine dans un temps collectif si nous mangeons en groupe.
Elle nous enracine dans un terroir si nous mangeons local.
Elle nous enracine dans une chaîne productive qui engage toute la société car c’est le travail d’un paysan, d’un cuisinier, d’un distributeur.
L’alimentation n’est pas une simple affaire bio-logique, mais bien anthropologique, sociale, culturelle et politique.
Le caboulot souhaite bouger, rire, penser, cuisiner, construire, écouter, jouer, agir et transformer nos villes et nos vies !
Partons de notre assiette pour découvrir l’inconnu qui fourmille autour de nous !

Claude LEVI-STRAUSS, L’origine des manières de table

« La morale immanente des mythes prend le contrepied de celle que nous professons aujourd’hui. Elle nous enseigne, en tout cas, qu’une formule à laquelle nous avons fait un aussi grand sort que « l’enfer, c’est les autres » ne constitue pas une proposition philosophique, mais un témoignage ethnographique sur une civilisation. Car on nous a habitués dès l’enfance à craindre l’impureté du dehors.

Quand ils proclament, au contraire, que « l’enfer, c’est nous-même », les peuples sauvages donnent une leçon de modestie qu’on voudrait croire que nous sommes encore capables d’entendre. En ce siècle où l’homme s’acharne à détruire d’innombrables formes vivantes, après tant de sociétés dont la richesse et la diversité constituaient de temps immémorial le plus clair de son patrimoine, jamais, sans doute, il n’a été plus nécessaire de dire, comme font les mythes, qu’un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres avant l’amour-propre ; et que même un séjour d’un ou deux millions d’années sur cette terre, puisque de toute façon il connaîtra un terme, ne saurait servir d’excuse à une espèce quelconque, fût-ce la nôtre, pour se l’approprier comme une chose et s’y conduire sans pudeur ni discrétion. »